Trois familles de toits, trois façons de fuir
Les maisons en meulière de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle, nombreuses au Vésinet, à Croissy-sur-Seine et sur les coteaux de Saint-Cloud, associent une couverture en ardoise ou en tuile plate à des ouvrages de zinc : lucarnes, noues, chéneaux encaissés. Ce sont ces raccords, et non la surface courante, qui lâchent en premier.
Les pavillons des années vingt à cinquante de Houilles, Sartrouville, Montesson et Carrières-sur-Seine portent des tuiles mécaniques à emboîtement, robustes mais sensibles au décalage de recouvrement dès qu’un vent d’ouest un peu vif remonte la vallée.
Les maisons de ville et petits immeubles de Nanterre, Suresnes et Rueil-Malmaison alignent des toitures à faible pente couvertes en zinc, où un simple point de soudure fatigué se traduit par une infiltration lente et diffuse, longtemps invisible depuis l’intérieur.
- Vents dominants d’ouest, qui remontent la boucle sans obstacle
- Humidité de la Seine et brouillards de vallée, qui prolongent la rosée du matin
- Couvert arboré dense au Vésinet et le long des berges : feuilles et ombre permanente
- Gelées régulières de décembre à février, suffisantes pour faire éclater une tuile déjà fendue